TURKMENISTAN
Ashgabat - Mary - Gonur Depe - Merv - Ulug Depe - Nohkur - Darvaza - Konya Urgench
Bajgiran - Gaudan - 27 avril 2009, 11 heures
Il est 11 heures, nous venons de quitter le poste frontière iranien. Les douaniers ont fait leur travail lentement, sans doute peu inspirés par l'épais brouillard qui nous empêche d'apercevoir le poste frontière turkmène à 50 mètres de là sur le col. Nous avançons. Les visages longs des iraniens laissent place aux visages plus ronds et aux yeux plus tirés des douaniers turkmènes. Nous redoutions cette frontière. Entrer au Turkménstan, pays au régime totalitaire et renfermé sur lui-même, avec notre voiture pleine notamment de matériel photo... cela nous paraissait mal engagé. Et pourtant ! Les douaniers ont été souriants et nous ont beaucoup aidés pour accomplir toutes les formalités comme il se doit. Le passage de cette frontière aura duré longtemps côté turkmène non pas parce que les agents ont cherché à nous tracasser, mais simplement parce que le nombre de formules à remplir pour y pénétrer en voiture n'a d'égal que le nombre de signatures et de tampons à obtenir auprès de bureaux et d'officiers dissémininés dans toute la douane. Il faut par exemple détailler le parcours que nous comptons faire en voiture pour que les douaniers calculent une taxe de compensation sur le prix du carburant. Sur le principe, cette taxe est juste : il n'y a pas de raison que les étrangers bénéficient du très bas prix du carburant sponsorisé par le gouvernement turkmène, mais alors quel cirque pour établir le montant de la taxe! Le vieux douanier responsable du calcul était incapable d'additionner les kilomètres à parcourir et encore moins d'y appliquer le bon barème. Il était amusant d'observer la gêne du subalterne obligé d'expliquer à son supérieur le bon calcul ! Quel embarras. Finalement, nous passerons la frontière sans déballer le coffre ; l'agent a été aussitôt découragé par l'ampleur de la tâche à accomplir en ouvrant la cellule arrière...
Ashgabat - les 27 avril, 1er et 4 mai 2009
Si l'on compte venir au Turkménistan depuis l'Iran pour visiter le pays l'idéal serait d'entrer par le poste frontière de Saraghs depuis Mashhad en Iran. Cela n'a pas été notre cas puisque nous n'avions pas eu le temps de nous faire délivrer notre visa en Europe et seul le poste frontière de Gaudan peut le délivrer à la douane (attention, une lettre d'invitation est obligatoire!). L'avantage d'entrer à l'est du pays est de visiter les sites de Merv et de Gonur Depe sans avoir à faire le long aller-retour depuis Ashgabat. En effet, schématiquement, il y a quatre routes au Turkmenistan qui est un pays grand comme la France. La route principale au sud qui relie sur un axe est-ouest la mer Caspienne à l'Afghanistan en longeant la chaîne du Kopet Dag et 3 axes traversant le désert du Karakoum. Ashgabat est au milieu de l'axe principal. La configuration du réseau routier explique pourquoi nous sommes allés à Ashgabat à trois reprises d'où nous avons rayonné.
L'arrivée à Ashgabat fut pour nous un choc après un mois d'Iran. Autant la transition entre la Syrie, les Kurdistans et l'Iran a été douce, autant ici la différence est nette et frappante. Les visages changent, les comportements n'ont rien à voir, comme si les deux pays s'étaient tourné le dos pendant des millénaires. Ce n'est évidemment pas le cas historiquement, mais c'est une bonne manière de mesurer l'influence culturelle que la Russie impériale, puis l'Union soviétique ont eue sur la région depuis la fin du XIXème siècle jusqu'aux années 1990. Ce ne fut pas pour nous déplaire ! C'est une réflexion de touriste, mais nous étions ravis de jouir à nouveau de notre pleine liberté personnelle en buvant un verre et en dénouant le hidjab de Julia... Evidemment, la liberté personnelle, au Turkménistan, s'arrête là (surtout pour les turkmènes d'ailleurs) et notre guide (obligatoire) nous conduit à notre hôtel.
Ashgabat n'est ni véritablement une ville, ni véritablement un décor, c'est une synthèse des deux en marbre blanc. Tout ce qui se fait de plus kitsch en architecture gréco-romaine et islamique est décliné ici à l'infini et en blanc.
Il n'est pas possible d'évoquer Ashgabat sans parler de Saparmourad Niarzov, alias Turkmenbaçi ("le guide des turkmènes"), l'aparatchik devenu Président du Turkmenistan indépendant après l'effondrement de l'URSS. Riche des immenses réserves de gaz naturel dans le sous-sol du pays (4ème au monde), le Turkmenbaçi a décidé de se construire une capitale à son effigie et à la hauteur de ses ambitions pour le pays. Pour ce faire, Ashgabat, la bourgade soviétique, a été entièrement rasée (sans plan de relogement pour ses habitants, cela va de soi) pour être remplacée par une nouvelle Ashgabat, déclinaison de bâtiments en marbre blanc, de larges boulevards à quatre voies et tout plein de monuments et statues de toutes formes et de toutes tailles dont le point commun est la gloire du Turkmenbaçi ou du Turkménistan, ce qui revient un peu au même ! Il faut s'y rendre pour réaliser l'ampleur mégalomane du projet architectural, mais quelques monuments sortent du lot:
Nous nous réjouissons déjà d'avoir plus de temps à notre retour pour nous consacrer à la lecture de la version française du "Ruhnama" ("Le livre de l'âme"), best-seller obligatoire dont l'auteur n'est autre que le Turkmenbaçi lui-même. Ce texte revisite l'Histoire selon sa vision du monde et guide le Turkmène dans sa conduite au quotidien. Il paraît que c'est affligeant et les quelques passages que nous avons pioché au hasard nous ont sidéré. Au deuxième degré, le texte est franchement comique. Cela dit, il vaut la peine de le lire et de le relire, puisque, selon Niazov lui-même, le lire cent fois garantit sa place au paradis !
Mary - Merv - Gonur Depe - 28 au 30 avril 2009
Le matin de notre départ, nous rencontrons Oleg, notre guide pour les dix jours à venir (la personne qui nous avait escortés la veille de la douane à notre hôtel n'était en fait qu'un membre de l'agence). Oleg est un très sympathique ex-militaire soviétique ventru dont la passion depuis toujours est l'archéologie. Sa mère avait réussi à le dissuader très jeune d'en faire son métier parce que les archéologues "trainent toute la journée dans la poussière et dorment sous tente". Résultat, Oleg est devenu militaire, puis guide touristique et a ainsi mené toute son existence dans la poussière et sous la tente...
Nous partons en direction de Mary, et nous arrêtons en chemin au mausolée de Jamal Al Din, Soufi de l'époque timouride. L'endroit a un charme mystique envoûtant et est l'objet encore aujourd'hui de nombreux pélerinages. Même si la population turkmène est musulmane, le rite est entremêlé de traditions chamaniques. Partout sur le site sont visibles des turbans ou des effigies représentant les voeux que les pélerins ont adressés au saint homme, mais aussi, sans doute, à des forces de la nature représentées par un buisson sacré et des rochers eux aussi sacrés. Une poupée dans une étoffe représente un désir d'enfant, les empilements de pierres symbolisent le voeux d'avoir une maison, des billets de banque d'être plus riche... Certains sont visiblement ambitieux puisqu'ils demandent d'un coup la voiture, l'argent et la maison...
Plus loin sur la route, nous visitons les ruines fleuries de coquelicots d'Abiverd du premier millénaire avant J.-C.. A une centaine de mètres de là, une muraille, aujourd'hui monticule de terre, serait les restes d'un des tous premiers lieux de sédentarisation organisée de l'Histoire (il en existe des semblables en Turquie), prémisce des premières cités.
Mary la russe est la dernière née d'un lignée de villes se trouvant sur le cours du Mourghab, fleuve ayant sa source en Afghanistan, dont le cours s'est maintes fois détourné provoquant l'abandon et la fondation de villes à cet endroit depuis l'époque du néolithique. L'hôtel que nous occupons, tout droit sorti de l'ère soviétique, donne sur un immense parking pour semi-remorques. Nous comprendrons mieux pourquoi le soir venu, lorsque le bar de l'hôtel se transforme en boîte de nuit, des jeunes filles aux tenues évocatrices surgissent de partout... Nous rigolons en pensant que notre voyage nous a amené à faire dormir nos deux bébés dans un motel de passes... Cela dit, malgré les services extra, l'endroit était bien tenu et il y régnait, la journée, une atmosphère familiale.
Nous partons de bon matin sur le site de Gonur Depe à deux heures d'une mauvaise piste à travers le désert du Karakoum. C'est le lieu d'intenses fouilles archéologiques depuis les années 70, menées par l'archéologue Viktor Sarianidi qui nous accueillent sur place. Cette région, appelée Margush, puis Margiane dans la haute antiquité, est l'un des tous premiers bastions de la civilisation. Les ruines que nous visitons datent de l'âge du bronze (environ 3000 ans av. J.C.) et sont extrêmement élaborées. Ce qui est sidérant, c'est que les archéologues ont déterré dans la nécropole royale des ivoires indiens, une cuillère à fard égyptienne et une statuette datée de 5000 ans avant J.-C. représentant un cheval sellé, ce qui témoigne d'un haut degré de civilisation et qui est la preuve de l'existence d'un commerce international jusqu'en Inde et en Egypte en des temps aussi reculés ! La ville possédait plusieurs fours à céramique que l'on repère à la matière différente qui recouvre leurs murs : les milliers de feux ont transformé la terre, on dirait presque de la cire... La visite du lieu est très émouvant lorsqu'on pense que les fondations entre lesquelles nous déambulons sont en fait les vestiges de l'une des toutes premières villes au monde... Ce n'est pas forcément l'avis des enfants : Balthazar hurle littéralement d'ennui et Arthur est furieux qu'on lui interdise de creuser des trous dans ces murs plusieurs fois millénaires. Désespérant. Nous sommes dans un lieu unique, au milieu du désert du Karakoum en fleurs... et nous sommes assourdis par deux petites furies vociférantes de mauvaise humeur... Nous n'aurons donc pas la chance de discuter avec Monsieur Sarianidi comme prévu, mais filons mettre la mauvaise troupe au lit pour une sieste forcée!
Quelques heures plus tard, deux petites crevettes roses sortent du lit avec un doux sourire aux lèvres. Nous sommes parés pour aller visiter ce qui reste de la cité antique de Merv qui, à son apogée, devint la capitale des turcs seldjoukides dont l'Empire s'étendait de la Mer d'Aral à la Méditerranée. Merv supplantait les villes de Samarcande et Bukhara et fut l'une des, sinon la principale ville d'Asie centrale jusqu'à sa destruction complète par Genghis Khan entre 1220 et 1223. Elle tira sa richesse de son emplacement stratégique sur la route de la soie dont elle était une étape incontournable. Sa bibliothèque était une des plus complètes ; elle rivalisait théologiquement avec Damas et Bagdad. On disait que seule cette dernière surpassait Merv en beauté dans le monde musulman. Aujourd'hui, peu de traces témoignent de la splendeur passée. Il n'en demeure pas moins que ce lieu mystérieux, baigné dans une lumière or, nous aura particulièrement séduit et nous laissera le souvenir le plus romantique de la première partie de notre voyage. Même les garçons y prendront beaucoup de plaisir !
Contrairement à ce qui est plus habituel en archéologie, les parties les plus récentes n'ont jamais été construites par-dessus les plus anciennes, mais à côté en raison du déplacement du lit du fleuve Mourghab au fil des siècles. Ainsi, les ruines de la première forteresse (Antioche de Margiane) achéménide du VIème siècle avant J.-C. sont encerclées par les remparts édifiés par l'armée d'Alexandre le Grand, eux-mêmes jouxtant ceux du IIIème siècle avant J.-C. des Sassanides, et ainsi de suite. Dans ce site très vaste on déambule à travers les siècles. Une coupe de ces hautes buttes en terre montre les successions de briques empilées pour consolider les remparts existants. En fait, les vestiges qui tiennent encore debout sont soit postérieurs à l'arrivée de Genghis Khan soit trop monumentaux pour avoir été rasés! Quelques uns restent des lieux de pélerinages importants, dont les deux mausolées des Askhabs Al-Hakim ibn Amr al-Jafari et Buraida ibn al-Huseib al-Islami, compagnons du prophète Mohammed.
Sur le chemin du retour vers Ashgabat, nous nous arrêtons à Ulug-Depe qui fait l'objet de fouilles archéologiques par une équipe franco-turkmène. Contrairement à Gonur-Depe, qui a été établie par des tribus venant vraisemblablement de Mésopotamie, l'établissement fut ici le fait de tribus locales lors du IIIème millénaire avant J.-C.. La visite de cette colline surmontée de ruines fut l'occasion d'un petit pique-nique sur l'herbe sympathique. Elle fut malheureusement accompagnée par les vociférations des enfants qui n'apprécient visiblement pas les ruines de la très haute antiquité du Turkménistan. C'est dommage, parce que de notre côté, nous avons trouvé ces lieux non balisés et fraîchement déterrés merveilleusement mystérieux et touchants...
Nokhur (prononcer Nohur) - 2 et 3 mai 2009
Les habitants de Nokhur se réclament descendants des armées d'Alexandre le Grand. Leur territoire, partagé entre le Turkménistan et l'Iran, se compose de cinq villages dans une vallée du Kopet-Dag. Afin de maintenir leur spécificité, ils refusent les mariages exogènes et s'unissent souvent entre cousins (avec parfois quelques malheureuses conséquences pour leur progéniture...). Outre le paysage magnifique, le lieu est très intéressant parce qu'ici, encore plus qu'ailleurs au Turkménistan, le syncrétisme entre l'islam et le chamanisme est très palpable : des crânes d'animaux sont suspendus dans les jardins des maisons pour repousser les mauvais esprits et les tombes sont surmontées du scalpe de chèvres. Les habitants vouent un culte à Kiz Bibi, déesse pré-islamique de la fertilité, qui se serait enfouie dans une cavité dans la montagne. Arthur, qui s'attendait à voir une grotte, a jaugé ce lieu de pélerinage et s'est exclamé: "C'est ça, la grotte? Pff, c'est un trou de souris!". Effectivement.
Malgré son isolement, le village bénéficie de la subvention totale du gaz et de l'électricité au même titre que tout le reste du pays. Les paysages les plus sauvages se voient donc envahis de tuyaux rouillés qui serpentent pour conduire la précieuse énergie.
Les habitants chez qui nous logeons sont très sympathiques et nous servent un repas délicieux. Tout le monde est ravi et l'on se dit qu'on resterait volontiers plus longtemps dans ce village. Après une nuit passée à même le sol sur des molletons, nous partons dans la montagne environnante qui serait le pays d'origine des tulipes, poussant ici à l'état sauvage au début de l'été. Nous sommes un peu tôt pour en apercevoir mais serons gâtés par la beauté des paysages qui s'offrent à nous.
Désert du Karakoum - Darvaza - 5 mai 2009
Notre trop court séjour au Turkménistan touche déjà à sa fin et nous partons en direction de l'Ouzbékistan à travers le désert du Karakoum. En chemin, nous faisons une courte halte pour que les enfants jouissent de la très douce expérience du sable fin qui glisse entre leurs doigts de pieds. C'est l'excitation! Balthazar n'en revient pas et joue frénétiquement à faire couler ce sable qui s'envole comme de la poussière. Arthur jette ses dinosaures avant de se laisser rouler au pied des dunes. Nous devons écourter leurs jeux pour nous rendre plus loin, sur le site le plus étonnant que l'on ait jamais vu. Au beau milieu du désert, un cratère artificiel de gaz d'environ 60 mètres de diamètre est en feu depuis une cinquantaine d'années. La chaleur qui s'en dégage est puissante. Nous restons hypnotisés un moment par ce spectacle ahurissant de feu et de roche avant d'aller monter notre campement. Le spectacle promet d'être fabuleux de nuit. Arthur n'en revient pas et reste tout seul avec ses dinosaures en haut d'une petite colline à contempler cette scène unique alors que la nuit tombe paisiblement. Après un excellent dîner de chachliks (kebabs) et de salades (et un peu de vodka tiède, hôte russe oblige), nous couchons les enfans et nous rendons au bord du cratère où nous jouissons longuement de ce spectacle hallucinant. Le feu est si intense qu'il coiffe les collines alentours d'une subtile lumière rouge. Quel endroit magique! Les rêves que nous feront, aussi fous soient-ils, ne dépasseront pas la réalité de ce lieu stupéfiant.
Konya Urgench - Ouzbekistan - 6 mai 2009
Les journées où nous devons passer une fontière sont toujours celles que nous redoutons le plus. Cela dit, même si la frontière turkmène/ouzbèke a mauvaise réputation parmi les voyageurs, nous comptons sur notre bonne étoile qui jusqu'à présent nous a permis de toutes les traverser sans tracas. Avant l'épreuve administrative, nous nous rendons sur les ruines de l'antique Konya Urgench, ancienne capitale du puissant royaume du Khoresm (installé dans le delta de l'Amou Daria) et importante étape caravanière sur la route vers la Russie et le Caucase. Farouchement indépendants et guerriers, les souverains du Khoresm s'opposèrent violemment à Ghengis Khan, puis à Timour (Tamerlan). On raconte que ce dernier en était si jaloux qu'il ordonna de détourner le fleuve pour inonder la ville puis la fit ensevelir pour s'assurer qu'elle ne renaîtrait pas. Inutile de dire qu'il ne reste dès lors plus grand chose de cette ville autrefois grandiose...
C'est l'heure de traverser la frontière qui ferme à 18 heures. Les douaniers turkmènes demandent à Antoine de voir ce qu'il y a dans le coffre de la voiture. Ils regardent sans véritablement fouiller le contenu des plus gros sacs, peut-être à la recherche de tapis anciens ou d'antiquités qu'il est interdit de sortir du territoire. Afin d'accélérer les démarches, les douaniers tamponnent simultanément les passeports et s'occupent des papiers du véhicule qu'ils rendent à Antoine tandis qu'il rembale les affaires. Finalement tout se sera passé relativement rapidement et nous filons du côté ouzbèke. Mais là, gros coup d'arrêt : nous ne retrouvons nulle part le certificat d'immatriculation que les douaniers turkmènes nous avaient rendu quelques instants plus tôt. Navré, l'agent ouzbèke nous refuse (à juste titre) de traverser la frontière avec la voiture en l'absence de l'original de ce document. Antoine court de l'autre côté pour voir si celui-ci ne s'est pas envolé ou pour voir si l'un des douaniers ne l'avaient pas conservé par mégarde. Il revient bredouille. La douane ferme et nous sommes coincés entre les deux frontières. A l'étonnement et à l'amusement des douaniers nous dresserons notre campement au beau milieu des deux pays. Nous ne faisons pas les fiers jusqu'à ce que le document réaparaisse en rouvrant tous les sacs qui avaient été fouillés côté turkmène ! Antoine et Julia célèbrent ce moment comme le but victorieux de la coupe du monde! Le voyage continue! Les douaniers ouzbèkes viennent tous sourires participer à notre joie et se feront photographier devant la voiture! Spaghetti à la tomate (comme toujours, mais qu'est-ce-que c'est bon) festifs dans le no-man's land entre le Turkménistan et l'Ouzbékistan. Au programme cette nuit, festival d'éclairs et de tonnerres mais aussi de tire au pigeon (au lance-pierre) avec les douaniers ouzbèkes!